Lectures

Cette page est destinée à la pure délation des livres et auteurs que j’aime, que j’ai aimés et que vous avez peut être la chance de ne pas avoir encore lu. Rien à voir avec la pédagogie.

Mais avant de parler de livres, de lecture et de plaisirs, je voudrais rendre hommage à tous ceux qui m’ont aidée lors de mes 11 déménagements et qui n’ont pas rechigné à porter tous mes cartons de bouquins ( j’en avais 53 de belle taille lors du 6e….j’ai pas osé compter lors du dernier) et qui sont quand même restés des amis, ainsi qu’à de récents généreux donateurs de bibliothèques (qui se reconnaîtront d’ailleurs dans ce double hommage).

Oui, des livres, j’en ai beaucoup et j’en ai lu encore plus.
Vers 17 – 19 ans, j’en étais à 2 par jour en moyenne. J’ai failli rendre dingue des bibliothécaires, j’ai donné pendant longtemps plus d’argent à mon libraire préféré qu’aux impôts…
Une véritable addiction ma pauvre madame Lucette !

Comme je n’ai pas le temps (ni le talent) de me transformer en critique littéraire, je ne vous donnerai qu’un titre, un auteur et quelques lignes pour vous donner envie de les lire. Certains auteurs auront droit à un billet pour l’ensemble de leur œuvre…. Vous pourrez les trouver dans la catégorie « Lectures ».

Revenez donc de temps en temps faire un tour sur cette page qui devrait s’enrichir au fil du hasard.

Grâce à une camarade que je ne dénoncerai pas ici, vous pouvez si vous le souhaitez vous joindre au CercleTwitt, et partager vos coups de cœurs littéraires ici : http://cercletwitt.tumblr.com/

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Iain Pears : Le cercle de la croix, 1999. Disponible en poche.

Le meurtre d’un célèbre professeur d’Oxford, en 1663, sert de point de départ. Et pourtant ce n’est pas vraiment ce que j’appellerais un roman policier. C’est un récit à la Rashômon : quatre protagonistes à des degrés différents vont raconter les uns après les autres les événements et leur vision des choses, forcément partielle, forcément partiale. A la fin, vous saurez peut être ce qui s’est réellement passé.
Un de mes grands bonheurs de lecture. Vraiment.
Mais si vous décidez de lire ce livre, faites moi plaisir : n’allez surtout pas lire ici ou là des critiques sur internet, ça vous gâcherait une grande partie du plaisir. Lisez-le comme je l’ai lu, sans rien en savoir (au pire, je vous autorise la lecture de la quatrième de couverture, mais si vous pouvez éviter c’est encore mieux). Imaginez que vous recherchiez « Le meurtre de Roger Ackroyd » sur le web avant de le lire….. ce ne serait même plus la peine de de l’ouvrir ! Et interdiction aussi de lire les dernières pages, comme ça, « pour voir »…. !

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T. C. Boyle : Water Music, Phoebus Libretto, première publication en anglais : 1981

Attention ! Chef d’œuvre.
J’ai même pas envie de vous dire de quoi il s’agit. Juste de vous faire déguster les premières lignes.
Et je vous défie de résister à l’envie de lire la suite.

« À l’âge ou les trois quarts des jeunes Écossais retroussent les jupes des demoiselles, labourent, creusent leurs sillons et répandent leur semence, Mungo Park, lui, exposait ses fesses nues aux yeux du hadj Ali Ibn Fatoudi, émir de Ludamar. On était en 1795, Georges III bavouillait sur les murs du château de Windsor, les « Notables » au pouvoir en France fichaient tout en l’air, Goya était sourd et De Quincey n’avait pas encore dépassé le stade du pré-adolescent dépravé. George Bryan, dit le « Beau Brummel » lissait son premier col amidoné ; vingt-quatre ans et le front en mailloche, le jeune Ludwig Van Beethoven estomaquait les foules avec son deuxième concerto pour piano ; et Ned Rise se tapait des « Strip-me-naked » en compagnie de Nan Punt et de Sally Sebum à la taverne du Cochon Vérolé, dans Maiden Lane.
Ali était Maure. Assis en tailleur sur un coussin de damas, il inspectait un fessier pâle et barré de plis : vous auriez cru Epicure en train d’examiner une mouche tombée dans sa julienne. Il avait la voix sablonneuse.
– Retourne toi, dit il.
Mungo était écossais. Chausses baissées, il s’agenouilla sur la natte de jonc et jeta un coup d’œil à Ali par dessus son épaule. Mungo cherchait le Niger.« 

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3 réponses à “Lectures

  1. Je suis tellement d’accord pour Water Music que je vais me précipiter sur Le cercle de la croix..!

    • Mila Saint Anne

      Chouette ! Vous reviendrez me raconter ?

      • LETOURNEUR

        Je viens de lire votre question Mila SaintAnne, 2 ans plus tard, et je me rends compte que je n’ai toujours pas lu ce bouquin car je ne l’ai même pas acheté…honte! Du coup j’ai téléphoné à ma « Boutique du livre » préférée, ils l’ont!!! Merveilleux, je file de mon bureau, à plus!

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