10 bonnes raisons de disposer une salle de classe en îlots

(Source de l’image : le blog de Claire Lommé « Pierre Carrée »)

  1. Quatre tables accolées permettent de disposer de plus de place. Deux tables individuelles offrent plus d’espace qu’une table de deux. Et en prime, ça fait huit bords de table en moins pour faire tomber des trucs.
  2. Les élèves n’étant plus face au tableau mais sur le côté, cela les incite à moins le regarder s’ils ont à le faire et leur permet d’exercer davantage leur mémoire courte.
  3. Quand quatre élèves discutent entre eux, ça fait moins de bruit quand ils sont face à face que s’ils se trouvent les uns à côté des autres. Qu’ils parlent du travail ou d’autre chose.
  4. La disposition en îlots offre une certaine intimité aux élèves et leur donne l’impression d’être en petit effectif. Un groupe est une entité physique, visible dans l’espace de la classe.
  5. C’est plus facile pour l’enseignant(e) de tourner autour du groupe pour aller auprès de chaque élève que de circuler dans des rangs.
  6. Il n’y a plus d’élèves au premier rang ni d’élève au fond de la classe.
  7. C’est plus facile de différencier les apprentissages en ne donnant pas la même chose à faire à chaque groupe.
  8. Sur un groupe de quatre élèves, c’est plus facile de trouver un élève plus compétent qui pourra aider les trois autres que quand les élèves travaillent par deux.
  9. Les îlots de quatre tables individuelles sont faciles à transformer en îlots de trois ou de cinq.
  10. On peut travailler individuellement même quand la salle est disposée en îlots. C’est beaucoup plus difficile de travailler en groupe quand on est aligné.
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5 Commentaires

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5 réponses à “10 bonnes raisons de disposer une salle de classe en îlots

  1. Je ne saurais plus faire autrement ! J’ai aussi la chance de ne pas partager la salle de classe dans laquelle j’enseigne, c’est un avantage. Je viens d’obtenir une mutation, pourvu que ça dure donc ! Autre avantage des îlots, cela apprend l’autonomie car l’élève n’est plus passif, nous regardant droit dans les yeux et attendant que ça tombe dans son bec. Il agit , interroge ses camarades et apprend à faire seul

  2. Sab

    bonjour 🙂 tu as fini de me convaincre. J’avais lu y’a quelques mois le livre de Marie Rivoire sur le travail en ilôt et j’étais séduite. Tes arguments renforcent mon idée de le tenter aussi à la rentrée.

  3. Caroline V.

    Personnellement j’adore travailler ainsi.
    Mais je me suis faite très fortement critiquer en inspection car certains élèves ne sont pas face au tableau pour copier les leçons. Je rappelle qu’en primaire, on leur fait produire collectivement les traces écrites, qu’ils copient ensuite dans leurs cahiers. Dans pas de copie de leçons « toutes faites » dans un manuel et encore moins de leçons collées dans les cahiers. Encore moins car coller du papier sur du papier quand on parle de développement durable … ouch.
    Cette histoire de travail en îlots me touche parce que j’ai la sensation qu’on a clairement une éducation à deux vitesses : une école que j’ose qualifier de riche, qui ouvre aux enseignants la possibilité de construire une pédagogie vivante et renouvelée.
    Et une école bien ancrée dans le 20ème siècle.
    C’est le cas de ma commune où les questions budgétaires font qu’on a des classes surchargées dans des locaux exigus, un équipement numérique inexistant (pour 450 élèves on a récupéré en 2008 8 PC dont les services municipaux se débarassaient car obsolètes) et une connexion internet qui ne l’est pas (en 15 mn de récréation, impossible d’ouvrir la moindre page). Evidemment, beaucoup d’enfants non francophones, d’enfant de milieux défavorisés …
    J’apporte mon PC perso à l’école, je crée une connexion avec mon téléphone. Mais est-ce que ce sont des conditions de travail ?
    Jusqu’à présent ça allait …
    Mais avec les réseaux sociaux je vois ce qui se passe ailleurs, je vois ce qu’on peut mettre en place quand on travaille dans une commune qui a les moyens. C’est le cas dans la commune à 200 m d’ici, de l’autre côté du pont …
    Il y a des jours où je me bats, où je revendique, où je rouspète pour que quelqu’un, quelque part, se rende compte que la fracture du numérique se creuse, non pas à cause du manque de volonté des enseignants mais à cause du manque de moyens des communes. Il y a des jours où j’ai mal à cette école de la République qui maltraite autant les secteurs pauvres. Le tiers de mon école part dans le privé. Je ne me permettrais pas de les en blâmer. Dans notre secteur, si on n’a pas fait musique pour être dans la classe musique, c’est mort. C’est con, les parents de Birama ne l’ont pas inscrit au conservatoire à l’école.
    ll y a des jours où j’ai envie de passer le pont (j’ai assez d’ancienneté pour ça). Où j’ai envie de faire des twictées, d’utiliser un tNI, une hue camera (j’ai des milliars d’idées!) et tout ce qui va avec. Mais j’aurais l’impression de faillir à mon devoir, d’avoir oublié pourquoi je suis instit : pour donner à ceux qui en ont besoin et pas à ceux qui ont déjà tout.

    • Mila Saint Anne

      Merci d’avoir le courage de rester de ce côté là du pont. Tenez le coup. Vous n’imaginez pas combien je vous admire. Parce que vous enseignez au primaire d’abord et que j’en serais bien incapable, mais aussi parce que vous enseignez pour la meilleure des raison.

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