Archives quotidiennes : 7 août 2010

Où est ce que j’ai rangé mes élèves ?

Bon, aujourd’hui, je me sens prolifique, mais je vous rassure, je ne pourrai pas tenir ce rythme très longtemps 😀

Pour continuer sur ma lancée, quelques remarques à propos du 5e invariant pédagogique de Célestin Freinet.

Nul n’aime s’aligner, parce que s’aligner, c’est obéir passivement à un ordre extérieur.

Faites l’expérience et tapez « salle de classe » dans votre moteur de recherche d’image préféré. Et observez. Moi ça m’a terrifiée.
Et c’est pas la première fois que ça me terrifie. Sans vouloir à tout prix vous raconter ma vie, la première chose qu’a fait mon remplaçant en début d’année (et ce n’est pas un mauvais bougre dans le fond) c’est d’aligner les tables et les chaises. J’étais désespérée.

D’ailleurs, pourquoi est ce que toutes les salles de classe ressemblent à ça ?

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Rm46.jpg
offert au domaine public par son auteur, Candelwicke

Pour ceux que l’histoire intéresse, je vous conseille la lecture du Nouveau dictionnaire de pédagogie de Ferdinand Buisson (1911 quand même…) mis en ligne par l’INRP. Ils consulteront avec profit les articles « salle de classe » et « mobilier scolaire » ainsi que quelques autres.

Vous pouvez également vous pencher sur cette intéressante Étude d’ethnographie comparée de la salle de classe en France et en Grande Bretagne réalisée eu milieu des années 90 et publiée par la très sérieuse université de Strasbourg. On peut lire dans la conclusion : « en Grande Bretagne, lieux plus vivants dans la décoration; multifonctionnalité des locaux; salles de classes ouvertes sur l’extérieur; déplacements et prises de parole plus libres qu’en France. »
Sans vouloir faire de l’anglophilie de comptoir (tout n’est pas rose dans les écoles de Grande Bretagne, comme partout…), sur ce coup là, on a peut être des choses intéressantes à apprendre.

Si vous y pensez, nos élèves passent leur temps à être « alignés ». Alignés sous le préau avant d’aller en classe, alignés devant votre salle avant d’y rentrer, alignés dans votre salle de classe, alignés avant d’aller manger à la cantine….
D’ailleurs on ne dit pas qu’ils sont alignés, on leur dit « Rangez vous ! ». Imaginez qu’on vous le dise, à vous, dix fois par jour.

Et là, normalement, une petite voix vous dit « Mais ? On ne range pas des gens ! On range des clous, des outils, des sardines… mais pas des gens ! » Et pourtant vous le faites. Et moi aussi je le fais (enfin de moins en moins…et quand je ne le fais pas, j’ai l’air bizarre aux yeux de mes collègues, de l’administration…).

Si on creuse un peu la chose, aligner les élèves c’est antinomique avec les principes mêmes de l’école. On affirme vouloir les transformer en citoyens autonomes et libres de leurs choix et on les aligne. Tous.
Même Kévin, qui a horreur de la promiscuité et qu’on oblige à être rangé « par deux ».
En plus une fois qu’ils sont alignés, Jessica du haut de son 1.20 m ne voit que le dos (et le cartable dans le nez) de celui qui la précède.
En classe c’est pareil. Jessica, elle doit s’assoir de travers pour voir le tableau et Kévin, il a le soleil dans l’œil entre 11h15 et 12h (en avril, parce qu’en mai c’est à partir de 10h55).

Mais avoir des élèves rangés, ça fait pro. Ca irradie l’autorité.
Je me rappelle d’une principale de collège qui trouvais que j’étais une bonne enseignante parce que mes élèves étaient toujours rangés. Si elle avait su… que je ne leur avait jamais demandé de le faire. On en avait parlé une ou deux fois en classe, avec eux. J’avais expliqué pourquoi c’était plus pratique de n’occuper que la partie droite de l’escalier quand on montait en classe. Et pourquoi le fait de s’aligner sous le préau facilitait la tâche des surveillants. Et comme mes élèves avaient un peu plus de jugeote qu’un banc de sardines, on n’avait plus jamais eu besoin d’en parler.

En classe c’est pareil. Malgré mon incapacité congénitale à retenir le nom de mes élèves, il se placent où ils veulent, mettent leurs tables et leurs chaises comme ils le souhaitent, en fonction de l’activité que nous allons avoir, avec comme seule contrainte le confort de leurs condisciples et le mien. En cas de conflit, on négocie.
Bien sur au début, c’est un joyeux bazar. Mais au bout d’une ou deux séances, c’est devenu une sorte de rituel et ça se passe vite et dans le calme.

Alors, sauf si les tables sont rivées au sol (ça existe encore des salles comme ça…), n’hésitez pas à faire des tests : en U,  en L, en V, en paquet… Changez votre salle de classe de disposition, parlez en avec vos élèves. Et voyez ce que ça donne.

J’ajouterai bien une ou deux réflexions sur l’obligation faite aux élèves de rester assis sur leur chaise pendant les 55 minutes de cours, mais ça nous emmènerait trop loin. Ce sera pour un prochain billet.

PS : Si ce sujet vous intéresse, vous trouverez certainement votre miel sur ce site : http://www.pedagopsy.eu/espace_classe.htm

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Chaque élève a un cerveau !

Pour en revenir au 3e Invariant Pédagogique de Célestin Freinet :

Le comportement scolaire d’un enfant est fonction de son état physiologique, organique et constitutionnel.

Je voudrais évoquer ici ce que les neurosciences nous apprennent du fonctionnement du cerveau humain et de certains points qui peuvent être utiles à un enseignant.

Pour résumer, le cerveau serait constitué de trois parties, apparues progressivement lors de l’évolution de l’espèce humaine.

  • Le cerveau reptilien, notre cerveau primitif, celui que nous partageons avec la plupart des autres membres du règne animal et qui gère le fonctionnement de notre corps. C’est lui qui vous dit si vous avez faim, chaud, ou froid, celui qui fait accélérer votre cœur quand vous courez afin que votre sang circule mieux. Bref, celui qui s’occupe de la survie de base. Essentiel.
  • Le cerveau limbique, plus évolué, est celui que nous partageons avec les mammifères. C’est lui qui gère nos réactions instinctives. Fuir un prédateur, sursauter quand il y a un bruit inattendu. Il a aussi un rôle fondamental dans la gestion de nos émotions :  » J’aime / J’aime pas / J’ai peur / etc… », c’est lui. C’est aussi lui qui s’occupe de notre mémoire. (« La dernière fois que je me suis mis la main dans ce truc jaune et rouge qui bouge, je me suis brûlé(e)… donc je vais éviter de recommencer »).
  • Le cortex, le top du top en matière d’évolution cérébrale, notre particularité de race humaine depuis les premiers australopithèques. C’est lui qui nous permet de parler, de réfléchir, d’anticiper, de construire un raisonnement logique.

Fruit de plusieurs millions d’années d’évolution, nous autres humains, quel que soient notre âge, notre sexe, notre origine, devons composer avec le fonctionnement simultané de ces trois entités cérébrales. Et c’est pas toujours de la tarte. Surtout quand l’être humain en question est de la variété puer scholae.

Imaginez que vous ayez décidé ce matin (enfin, vous n’avez pas vraiment décidé, c’est le programme qui veut ça) d’apprendre à vos élèves le théorème de Pythagore. C’est simple comme bonjour : « Dans un triangle rectangle, le carré de la longueur de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des longueurs des deux autres côtés. » Bon, vous faites le dessin au tableau,  vous expliquez, vous répétez, vous faites copier la définition, vous faites faire des exercices, vous en donnez à faire pour le lendemain et le théorème à apprendre par cœur avec interro orale à la clé. La routine.

Pendant ce temps là que c’est-il passé dans la tête de Kévin ?

Rien du tout. Parce que Kévin il a, avant tout, une épouvantable envie de faire pipi. C’est son cerveau reptilien qui le lui dit. Et on écoute toujours son cerveau reptilien, sinon on est mort. Pour arranger le tout, comme Kévin est un mammifère évolué, son cerveau limbique lui a rappelé que le dernière fois qu’un élève avait demandé à aller aux toilettes (pendant le truc sur les droites parallèles), il s’était méchamment fait remettre à sa place (enfin, pas forcément méchamment, mais quand même), et que de toute façon il avait pas pu aller aux toilettes. Alors, le cerveau limbique de Kévin lui dit que ce ne serait vraiment pas une bonne idée de demander la même chose. Et pendant que le cerveau reptilien insiste (c’est vraiment une TRÈS grosse envie) et que le cerveau limbique tente de retenir le tout (c’est trop la honte de faire pipi dans sa culotte), le cortex est inexploitable. C’est comme si il n’était pas là. Kévin se retrouve comme un pré-hominidé, à se tortiller sur sa chaise. Vous vous imaginez essayer d’expliquer le théorème de Pythagore à Lucy ?
Pour couronner le tout, quand la cloche va sonner, le cerveau reptilien va gagner et Kévin sortira de classe pour se ruer aux toilettes, sans noter ses devoirs.

Pendant ce temps là, que s’est il passé dans la tête de Jennifer ?

Rien du tout non plus. Mais pas pour les mêmes raisons. Les parents de Jennifer se sont disputé hier et elle pense que c’est un peu à cause d’elle. C’est peut être même pas vrai, mais elle, elle le croit. Et il s’agissait peut être juste d’une remarque un peu acerbe à propos de qui devait sortir les poubelles, mais bon, là n’est pas le problème, pour Jennifer c’est important. Son cerveau reptilien va bien (elle est plutôt du genre à prendre ses précautions avant d’aller en cours), mais c’est son cerveau limbique qui coince. Qui la submerge d’émotions. Et pour un peu que le triangle rectangle que vous avez dessiné lui rappelle la peinture abstraite qui est au dessus du lit de ses parents (mais c’est pas une obligation, le cerveau limbique peut très bien travailler tout seul), elle va passer toute l’heure à penser à la dispute d’hier soir. Comme elle est plutôt bonne élève, elle va avoir l’air d’écouter, elle va peut être même avoir l’air de faire les exercices, copier sa leçon et ses devoirs. Mais il n’en restera rien, parce que son cerveau limbique va bloquer tout accès à son cortex. C’est vrai quoi, mettez vous à sa place, un éventuel divorce de ses parents, c’est quand même vachement plus important pour sa survie que le théo-truc de pytha-machin. Et ça marche tout aussi bien si on remplace la dispute parentale par une fâcherie avec sa meilleure amie du moment ou la menace d’une heure de colle si on la reprend à glousser encore une fois pendant le cours de français.

Bein oui, mais vous, vous avez le théorème de Pythagore à inculquer à vos élèves et c’est vachement important aussi. C’est vrai. Et il n’y a que le cortex de vos élèves qui puisse se l’approprier. Pour le coup, le reptilien et le limbique valent pas tripette pour comprendre que l’hypothénuse c’est hyper important. Alors comment faire pour que le cortex de Kévin et celui de Jessica soient aptes à profiter des découvertes des mathématiciens hellénistiques ?

Pour Jessica, c’est pas facile.
Faut avoir l’oeil. Il faut bien la connaitre, comme il faut bien connaitre tous ses élèves. Leur poser des questions sur leur vie, sur ce qui les rend joyeux ou tristes. Les écouter. Les regarder. Et leur laisser la possibilité d’être de temps en temps dominés par leurs émotions. Leur permettre de rattraper ce qu’ils auront loupé ce matin là.

Pour Kévin, vous avez la solution : le laisser aller aux toilettes.
Vous me direz, pour un Kévin, y’aura trois Manfred qui ne sortiront que pour faire les marioles.
Oui. Peut être.
Mais il y aura Kévin.
Et puis ce serait peut être bien de savoir pourquoi les Manfred ont envie de faire les marioles.
Et si ça venait de leur cerveau limbique ? Si le plaisir de faire les marioles était supérieur à celui de découvrir la magie des mathématiques ?
Est ce que c’est simplement la faute des Manfred ?

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Qui sont ces êtres étranges ?

Je voudrait revenir sur le 1er des invariants pédagogiques de Célestin Freinet.

L’enfant est de la même nature que nous.

Bien sûr, ça a l’air évident, dit comme ça. Tout le monde le sait, tout le monde l’applique.

Voire.

Oui un enfant, les vôtres par exemple, ou ceux de votre entourage, vous savez bien qu’il s’agit de petits d’homme. Et qu’un jour, plus tard, ils deviendront des hommes ou des femmes qui vous ressembleront.

Mais l’enfant qui passe les portes de l’école devient un élève. Et l’élève est souvent considéré comme une espèce à part.
Tout ce que l’on trouve si naturel et si touchant chez un enfant (sa liberté, ses rires, ses enthousiasmes, ses moments de folie, d’étonnement, ses questionnements….) est à proscrire chez l’élève. Où du moins à limiter, dans un strict cadre de temps et d’espace.
Tout ce qui fait l’unicité d’un être (son apparence, sa personnalité, sa façon de voir le monde qui l’entoure, ses affinités…) est fondu dans la célèbre doxa de salle des profs : « les élèves ».

Parfois c’est même pire. On ne les appelle même plus par leur nom générique, mais par le nom de leur classe : « Vous savez ce que m’ont encore fait les 3eD ce matin ? ».
Imaginez que pour parler de vous, en rentrant de sa journée de classe, un enfant dise à ses parents : « Vous savez ce que m’ont encore fait les Camus ce matin ? ».
Oui, je sais, ça ne ressemble à rien comme phrase. Je suis même persuadée qu’aucun élève ne la prononce jamais. Parce que l’élève perçoit toujours le monde qui l’entoure comme un ensemble d’individus. Sans doute tous un peu du même tonneau, mais quand même. Il sait très bien que ses enseignants sont tous différents.

Il serait bien que nous soyons capable de faire la même chose.

Ça permettrait déjà de ne plus regarder sa ou ses classes comme des magmas d’élèves auxquelles nous devons nous coltiner, mais comme une somme d’enfants tous différents.
Et d’utiliser cette diversité enfantine comme une source de bonheur pédagogique.

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Les invariants pédagogiques de Célestin Freinet

Ce texte date de 1964.
Il est toujours et plus que jamais d’actualité.

Source : http://www.freinet.org

…C’est une nouvelle gamme des valeurs scolaires que nous voudrions ici nous appliquer à établir, sans autre parti-pris que nos préoccupations de recherche de la vérité, à la lumière de l’expérience et du bon sens. Sur la base de ces principes que nous tiendrons pour invariants, donc inattaquables et sûrs, nous voudrions réaliser une sorte de Code pédagogique …

Invariant n°1 L’enfant est de la même nature que nous.
Invariant n° 2 Être plus grand ne signifie pas forcément être au-dessus des autres.
Invariant n° 3 Le comportement scolaire d’un enfant est fonction de son état physiologique, organique et constitutionnel.
Invariant n° 4 Nul – l’enfant pas plus que l’adulte – n’aime être commandé d’autorité.
Invariant n° 5 Nul n’aime s’aligner, parce que s’aligner, c’est obéir passivement à un ordre extérieur.
Invariant n° 6 Nul n’aime se voir contraint à faire un certain travail, même si ce travail ne lui déplaît pas particulièrement. C’est la contrainte qui est paralysante.
Invariant n° 7 Chacun aime choisir son travail, même si ce choix n’est pas avantageux.
Invariant n° 8 Nul n’aime tourner à vide, agir en robot, c’est-à-dire faire des actes, se plier à des pensées qui sont inscrites dans des mécaniques auxquelles il ne participe pas.
Invariant n° 9 Il nous faut motiver le travail.
Invariant n° 10 Plus de scolastique.
Invariant10 bis Tout individu veut réussir. L’échec est inhibiteur, destructeur de l’allant et de l’enthousiasme.
Invariant10 ter Ce n’est pas le jeu qui est naturel à l’enfant, mais le travail.
Invariant n° 11 La voie normale de l’acquisition n’est nullement l’observation, l’explication et la démonstration, processus essentiel de l’École, mais le Tâtonnement expérimental, démarche naturelle et universelle.
Invariant n° 12 La mémoire, dont l’École fait tant de cas, n’est valable et précieuse que lorsqu’elle est vraiment au service de la vie
Invariant n° 13 Les acquisitions ne se font pas comme l’on croit parfois, par l’étude des règles et des lois, mais par l’expérience. Étudier d’abord ces règles et ces lois, en français, en art, en mathématiques, en sciences, c’est placer la charrue devant les bœufs.
Invariant n° 14 L’intelligence n’est pas, comme l’enseigne la scolastique, une faculté spécifique fonctionnant comme en circuit fermé, indépendamment des autres éléments vitaux de l’individu
Invariant n° 15 L’École ne cultive qu’une forme abstraite d’intelligence, qui agit, hors de la réalité vivante, par le truchement de mots et d’idées fixées par la mémoire.
Invariant n° 16 L’enfant n’aime pas écouter une leçon ex cathedra
Invariant n° 17 L’enfant ne se fatigue pas à faire un travail qui est dans la ligne de sa vie, qui lui est pour ainsi dire fonctionnel.
Invariant n° 18 Personne, ni enfant ni adulte, n’aime le contrôle et la sanction qui sont toujours considérés comme une atteinte à sa dignité, surtout lorsqu’ils s’exercent en public.
Invariant n° 19 Les notes et les classements sont toujours une erreur
Invariant n° 20 Parlez le moins possible
Invariant n° 21 L’enfant n’aime pas le travail de troupeau auquel l’individu doit se plier comme un robot. Il aime le travail individuel ou le travail d’équipe au sein d’une communauté coopérative
Invariant n° 22 L’ordre et la discipline sont nécessaires en classe.
Invariant n° 23 Les punitions sont toujours une erreur. Elles sont humiliantes pour tous et n’aboutissent jamais au but recherché. Elles sont tout au plus un pis-aller.
Invariant n° 24 La vie nouvelle de l’École suppose la coopération scolaire, c’est-à-dire la gestion par les usagers, l’éducateur compris, de la vie et du travail scolaire.
Invariant n° 25 La surcharge des classes est toujours une erreur pédagogique.
Invariant n° 26 La conception actuelle des grands ensembles scolaires aboutit à l’anonymat des maîtres et des élèves; elle est, de ce fait, toujours une erreur et une entrave.
Invariant n° 27 On prépare la démocratie de demain par la démocratie à l’École. Un régime autoritaire à l’École ne saurait être formateur de citoyens démocrates.
Invariant n° 28 On ne peut éduquer que dans la dignité. Respecter les enfants, ceux-ci devant respecter leurs maîtres est une des premières conditions de la rénovation de l’Ecole
Invariant n° 29 L’opposition de la réaction pédagogique, élément de la réaction sociale et politique est aussi un invariant avec lequel nous aurons, hélas! à compter sans que nous puissions nous-mêmes l’éviter ou le corriger.
Invariant n° 30 Il y a un invariant aussi qui justifie tous nos tâtonnements et authentifie notre action: c’est l’optimiste espoir en la vie.

Je reviendrai sur tout cela dans les billets suivants….

(à suivre)

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